Un VPM élevé (volume plaquettaire moyen élevé) indique qu’ un processus d’inflammation est en train de se developpper, et cette inflammation peut indiquer certaines pathologies.
Ce qui rend l’utilisation du VPM et de l’IDR élevés intéressante comme indicateurs de l’inflammation dans le suivi de nombreuses maladies, c’est leur capacité à être facilement évalués grâce à de simples analyses de sang (1).
En cas de pathologies de la moelle osseuse ou de thrombocytopénies, il sera également nécessaire de réaliser un hémogramme complet en plus de l’évaluation des valeurs de VPM.
Interprétation clinique du volume plaquettaire moyen [VPM]
De nos jours, l’hémogramme s’avère être un outil pratique pour évaluer l’inflammation. Deux des paramètres à tenir en compte sont l’indice de distribution des globules rouges (IDR) et le volume plaquettaire moyen (VPM).
Des études ont révèlé que les niveaux d’IDR et de VPM sont associés à des indicateurs d’inflammation dans la polyarthrite rhumatoïde (PR) et d’autres conditions hématologiques.
Le VPM est un indicateur des variations de taille des érythrocytes dans le sang, pouvant être altéré par différents processus pathologiques.
Le VPM est devenu un sujet d’intérêt en pratique clinique, car plusieurs études ont mis en évidence une corrélation entre l’activité inflammatoire de différentes maladies et un volume plaquettaire moyen élevé.
Pourquoi faire une analyse des valeurs vpm?
Il peut être utile de demander les valeurs de VPM dans les cas suivants :
- En cas de troubles de la coagulation (notamment les maladies hémorragiques) ;
- Dans les maladies de la moelle osseuse ;
- En tant que facteur de risque cardiovasculaire ;
- En cas d’inflammation systémique
Quelle est la plage normale du volume plaquettaire moyen ?
La plage normale du VPM varie selon le laboratoire, généralement entre 5/7 et 10/12 fL. Bien que des tableaux permettent des ajustements en fonction de l’âge et du sexe du patient, cette pratique n’est pas très répandue.
En moyenne, une valeur de VPM comprise entre 7 et 13 fL peut être accepter, en raison des variations entre les laboratoires.
Quand le VPM est-il considéré comme élevé ?
- Cette valeur est considérée élevée si elle dépasse 13 fL.
- Cette valeur est considérée basse si elle est inférieure à 7 fL, par rapport aux valeurs de référence fournies par le laboratoire.
Qu’est ce que le volume plaquettaire moyen élevé?
Il est essentiel d’examiner minutieusement et d’analyser en détail tous les cas où les patients présentent des valeurs élevées de VPM, dépassant en moyenne 13 fL, car cela pourrait suggérer une inflammation silencieuse étroitement liée aux pathologies cardiovasculaires.
Lorsque les valeurs sont très élevées, peut signaler la présence d’une pathologie ou de syndromes génétiques, nécessitant une évaluation par un spécialiste en hématologie.
Volume plaquettaire moyen élevé : les causes
Les causes principales d’un taux élevé du VPM, sans qu’aucune autre valeur ne soit particulièrement affectée, sont les maladies courantes des sociétés industrialisées induites par :
- Des excès (stress, exposition aux toxines environnementales, tabac, alcool) ;
- De mauvaises habitudes alimentaires ;
- Mode de vie sédentaire;
- Une quantité de sommeil insuffisante
Voici une liste des principales pathologies où l’on observe des taux élevés de VPM :
- Maladies cardiovasculaires ;
- Diabète sucré ;
- Hyperthyroïdie ;
- Maladies auto-immunes avec des facteurs environnementaux activateurs, comme la polyarthrite rhumatoïde ;
- Usage de médicaments (médicalisation) ;
- Hypertension artérielle (HTA) ;
- Prééclampsie ;
- Anémie hémolytique.
Selon une étude parue dans la Revista Española de Cardiología, un journal scientifique espagnol, un volume plaquettaire moyen élevé durant la phase chronique de l’infarctus du myocarde est lié à un risque accru d’épisodes ischémiques récurrents et de décès. La taille des plaquettes joue un rôle important dans la façon dont ces cellules sans noyau réagissent. Des études menées sur des modèles expérimentaux et chez l’homme ont montré que les plaquettes de grande taille ont une propension plus forte à s’agréger rapidement avec de l’ADP et du collagène, qu’elles renferment plus de granules denses et produisent en plus grande quantité des facteurs prothrombotiques tels que le thromboxane A2, la sérotonine et la thrombomoduline, par rapport aux plaquettes de taille normale ou plus petite.
Il est également possible de retrouver un volume plaquettaire moyen élevé d’origine génétique dans les affections suivantes :
- Maladies myéloprolifératives ;
- Maladies auto-immunes de la coagulation ;
- Syndrome de Sebastian ;
- Syndrome de Bernard Soulier.
*Si le VPM reste élevé sur une longue période (avec des taux persistants après un suivi d’un an ou en présence de troubles de la coagulation), c’est un hematologue qui devra procéder à une analyse approfondie des composants sanguins, et éventuellement de la moelle osseuse.
Volume plaquettaire moyen élevé : comment le faire baisser ?
Pour réduire les valeurs du VPM, il est impératif de traiter la maladie sous-jacente à l’origine du trouble.
*Dans certains cas, comme les hémorragies non liées à des troubles de la coagulation, une fois que la fonction hémostatique est rétablie, les niveaux de VPM redeviennent également normaux.
Il n’existe pas de traitement spécifique pour ramener les valeurs du volume plaquettaire moyen à la normale. Dans chaque cas, il sera nécessaire d’identifier la maladie sous-jacente responsable de l’augmentation du VPM et la traiter (par exemple, le diabète de type 2).
Comment faire baisser le volume plaquettaire moyen ?
Voici les recommandations d’ordre général pour améliorer la plupart des pathologies à l’origine d’un volume plaquettaire moyen élevé :

Alimentation saine : poisson sauvage, viande provenant de pâturages, œufs bio, légumes et fruits bio, légumineuses, céréales complètes (comme le riz, le quinoa, le millet, le sarrasin), graisses saines telles que l’avocat, l’huile d’olive vierge extra non raffinée, l’huile de coco bio, les graines de lin et de chia. Évitez les aliments contenant du gluten, les sucres simples et les farines (comme le pain blanc, les pâtes, les pâtisseries, les biscuits et autres sucreries), la caféine en excès, les produits laitiers de vache (privilégiez plutôt les produits laitiers de brebis et de chèvre), les aliments transformés ainsi que les boissons gazeuses et sucrées.
Dans le cas d’un VPM élevé, il est important de consommer du poisson bleu. Il est conseillé d’en manger trois fois par semaine, en choisissant des variétés de petite taille telles que la sardine, l’anchois ou le maquereau, qui sont moins contaminés que des espèces plus grosses comme le saumon ou le thon. Ces poissons sont riches en acides gras essentiels oméga-3, qui contribuent efficacement à inhiber la production de plaquettes.
Certains aliments ont des propriétés antiagrégantes plaquettaires qui empêchent la formation de caillots sanguins : l’ananas, le kiwi, le soja (de préférence bio), l’oignon cru ou les raisins noirs. Les inclure dans son alimentation peut aider à réduire les niveaux de plaquettes sanguines.
Les aliments riches en vitamine K ne conviennent pas aux patients présentant des taux élevés de plaquettes, car ils peuvent perturber l’action des médicaments anticoagulants et encourager l’agrégation plaquettaire. Il est recommandé d’éviter de consommer des aliments tels que le brocoli, la roquette, la viande de bœuf, les légumes à feuilles vertes et le chou.
- Qualité du sommeil : il est recommandable de dormir entre 7 et 8 heures.
- Réduire le stress, l’anxiété et les situations ou habitudes pouvant causer des tensions.
- Activité physique : faire de l’exercice pendant une heure chaque jour. Il est conseillé de combiner des exercices de renforcement musculaire et des activités cardiovasculaires.
- Vitamine D : une étude a révélé qu’un faible taux de vitamine D était associé à un volume plaquettaire moyen plus élevé, surtout chez les femmes. Les participants présentant des taux de vitamine D très bas (inférieurs à 20 ng/mL) avaient un volume plaquettaire moyen particulièrement élevé.
- Éviter le stress oxydatif : celui-ci peut entraîner la libération de plaquettes immatures et activées de la moelle osseuse dans la circulation sanguine, ce qui entraîne une augmentation des valeurs du volume plaquettaire moyen.
Volume plaquettaire moyen et inflammation chronique en progression
À l’heure actuelle, différents indicateurs d’une analyse de routine sont utilisés pour évaluer le niveau d’inflammation et les risques de développement de maladies chroniques non transmissibles (MCNT).
Marqueurs pour évaluer une éventuelle inflammation chronique de faible intensité ou une inflammation silencieuse :
- PCR ultrasensible
- VPM
- VSG
- Rapport N/L
- IDR
Voici quelques exemples de l’implication du VPM dans différentes maladies :
- Dysfonction érectile et son degré de sévérité (2).
- Inflammation associée à la varicocèle (3).
- Relations entre les valeurs de VPM et d’IDR et l’activité de la polyarthrite rhumatoïde (4).
La vision de René Quinton sur le comportement cellulaire
Darwin et René Quinton partageaient des idées complémentaires concernant l’évolution et la survie.
Pour Darwin, le changement et l’adaptation sont essentiels pour assurer la survie et la transmission des lignées.
René Quinton, de son côté, pensait que maintenir certaines constantes était crucial pour bénéficier d’une santé optimale.
Beaucoup considéraient que leurs pensées étaient contradictoires, mais elles sont, en réalité, complémentaires. En effet, il existe des constantes vitales à maintenir pour rester en bonne santé, et parallèlement, nous devons modifier nos habitudes et nos comportements au fil du temps, ce qui peut influencer notre génétique et notre phénotype, pour nous adapter à notre environnement et y survivre.
La cellule, en tant qu’organisme vivant, évolue pour maintenir ses constantes.
Son objectif est de préserver un état d’équilibre, source de son énergie potentielle, afin de pouvoir obtenir les éléments nécessaires à sa survie dans son environnement.
Selon René Quinton, la cellule ne lutte pas pour les changements, mais pour préserver ses constantes, considérant l’évolution comme un aspect secondaire.
Cette vision découle du fait que la vie s’est développée dans des conditions très spécifiques. Si nous provenons tous d’une cellule originelle, c’est parce que la vie ne se résume pas à une simple équation, et donc, ses constantes fondamentales ne peuvent être altérées.
René Quinton a finalement appliqué la Thérapie Marine, basée sur sa théorie des constantes, à de nombreuses maladies, qu’elles soient infectieuses ou liées à des carences. Il a réussi à obtenir des résultats remarquables en utilisant des injections d’eau de mer stérilisée et isotonique par voie parentérale pour rétablir l’équilibre cellulaire.
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