Thérapies marines

Rhinite vasomotrice : traitement et utilisation de l’eau de mer

La rhinite vasomotrice, la forme la plus courante de rhinite non allergique, est un diagnostic posé par exclusion. La rhinite vasomotrice touche aujourd’hui des millions de personnes et engendre chaque année des coûts significatifs pour le système de santé. Le traitement consiste à éviter les facteurs déclenchants, tout en traitant les symptômes à l’aide de médicaments topiques pour le nez et d’autres options de traitement naturel, telles que les lavages à l’eau de mer.

Cet article détaille ce qu’est la rhinite vasomotrice, ses symptômes et ses causes. Il aborde également les traitements conventionnels et naturels, le diagnostic, les mesures préventives et l’utilisation de l’eau de mer comme traitement adjuvant naturel pour en atténuer les symptômes.

Qu’est-ce que la rhinite vasomotrice ?

La rhinite vasomotrice est une inflammation des membranes qui tapissent l’intérieur des voies nasales. Il s’agit d’un type de rhinite non allergique, cholinergique ou idiopathique, dont on ne peut pas toujours identifier la cause exacte.

Elle se caractérise par une dilatation des vaisseaux sanguins dans les voies nasales, ce qui provoque une congestion nasale et un gonflement. Cette dilatation des vaisseaux sanguins se produit en réponse à l’exposition à divers stimuli : irritants environnementaux (polluants, désodorisants, fumée de tabac), odeurs fortes (parfums, désinfectants, produits de nettoyage, sprays cosmétiques), changements soudains de température, aliments épicés, boissons très chaudes, entre autres facteurs.

Rhinite vasomotrice : symptômes

Les symptômes de la rhinite vasomotrice peuvent persister ou durer plusieurs semaines. Ils peuvent apparaître et disparaître tout au long de l’année. Les symptômes les plus courants sont les suivants :

  • Congestion nasale.
  • Écoulement nasal.
  • Éternuements très fréquents.
  • Rhinorrhée.

Un patient atteint de rhinite vasomotrice ne présentera pas ces symptômes :

  • Démangeaisons nasales.
  • Larmoiement ou démangeaison des yeux.
  • Maux de gorge.

Ces symptômes sont caractéristiques de la rhinite allergique.

Rhinite vasomotrice : causes

La rhinite vasomotrice se produit lorsque les vaisseaux sanguins à l’intérieur du nez se dilatent, provoquant un gonflement et une congestion. Bien que la cause exacte de cette dilatation reste inconnue, plusieurs déclencheurs potentiels ont été identifiés, notamment :

  • Les changements de température ou de climat, en particulier le temps sec.
  • Les irritants environnementaux : parfums, odeurs, fumée…
  • Les infections virales.
  • Les aliments ou boissons chauds et/ou épicés.
  • Les médicaments tels que l’aspirine, l’ibuprofène, les bêta-bloquants, les contraceptifs oraux, certains sédatifs, antidépresseurs ou médicaments contre les troubles de l’érection.
  • L’utilisation excessive de sprays nasaux décongestionnants.
  • L’hypothyroïdie.
  • Le stress
  • Les changements hormonaux associés aux menstruations ou à la grossesse.

Rhinite vasomotrice : peut-on la guérir ?

Le traitement de la rhinite vasomotrice vise à réduire ou à éliminer les symptômes gênants, mais une guérison complète est rarement garantie. Selon l’intensité et le type de symptômes, plusieurs options sont disponibles :

Rhinite vasomotrice : traitement pharmacologique

  • Décongestionnants et antihistaminiques : les antihistaminiques sont utilisés lorsque la rhinite vasomotrice est associée à des éternuements et à des démangeaisons, en particulier l’azélastine, un antagoniste des récepteurs H1. Des décongestionnants en vente libre tels que la pseudoéphédrine, la phényléphrine ou l’oxymétazoline sont également disponibles (ne doivent pas être utilisés pendant plus de 3-4 jours).
  • Sprays anticholinergiques et anti-gouttes : tels que l’ipratropium, qui détend et ouvre les voies respiratoires.
  • Sprays de corticostéroïdes : en vente libre, comme la fluticasone, ou sur ordonnance, comme la mométasone.
  • Toxine botulique : il est prouvé qu’elle peut être utilisée dans le traitement de la rhinite vasomotrice, mais son effet est de courte durée, pas plus de 4 à 5 semaines.

Dans certains cas, trouver le traitement optimal peut nécessiter plusieurs essais. Même avec une prise en charge adaptée, les résultats peuvent varier, et les symptômes ne sont pas toujours complètement éliminés.

En dernier recours, dans les cas très graves, des interventions chirurgicales, telles que la réduction des cornets ou la section du nerf vidien, peuvent être pratiquées pour améliorer les symptômes. Toutefois, ces interventions peuvent comporter des risques et doivent être soigneusement évaluées par un spécialiste.

Quelle est la durée de la rhinite vasomotrice ?

La rhinite vasomotrice n’a pas de durée définie.

La rhinite vasomotrice est une rhinite chronique caractérisée par des épisodes intermittents d’éternuements, d’écoulement nasal aqueux (rhinorrhée) et de congestion des vaisseaux sanguins des muqueuses nasales. Ces symptômes peuvent apparaître et disparaître en fonction de l’exposition à certains facteurs déclenchants.

Rhinite vasomotrice : traitement naturel

rhinite vasomotrice, infographie
  • Lavages nasaux à l’eau de mer : le spray nasal à l’eau de mer isotonique 100% naturelle de Quinton Nasal Health est recommandé pour l’hygiène nasale quotidienne. Posologie recommandée : appliquer 1 à 6 fois par jour. En cas de symptômes sévères, il peut être appliqué ou alterné avec Quinton Nasal Health Plus (eau de mer hypertonique). Posologie recommandée : 3 à 6 fois par jour.
  • Diffuseur avec quelques gouttes d’huiles essentielles : diffuse des huiles essentielles telles que Ravintsara (bactéricide et antivirale, efficace dans la prévention des infections : rhume, sinusite, angine, rhinopharyngite, bronchite…), tea tree, lavande, sapin, niaouli, eucalyptus radiata (antiseptique respiratoire)… Il est recommandé de l’utiliser environ 15 minutes par heure.

Rhinite et eau de mer : que dit la science ?

Heatley DG. et al. ont évalué les effets d’une irrigation nasale quotidienne sur la rhinosinusite, montrant une amélioration des symptômes chez plus de 70 % des sujets, ainsi qu’une réduction de la consommation de médicaments chez environ un tiers des patients.

Harvey R. et al. ont mené des essais contrôlés randomisés portant sur les effets de la solution saline par rapport à d’autres traitements.

Dans leurs conclusions, les chercheurs ont constaté que la solution saline était bénéfique dans le traitement de la rhinosinusite chronique, que ce soit en tant que traitement unique ou en complément d’autres traitements.

L’utilisation de solutions salines peut donc être intégrée comme complément dans le traitement des symptômes de la rhinosinusite chronique.

Utilisation de l’eau de mer pour traiter la rhinosinusite chronique

Dans leur étude, Peric A. et al. ont testé les effets de l’utilisation d’eau de mer hypertonique chez des patients souffrant de rhinosinusite chronique induite par l’aspirine après une chirurgie endoscopique.

Ils ont démontré une réduction de tous les symptômes, y compris l’obstruction nasale, la douleur, les maux de tête et les troubles du sommeil. L’étude conclut que l’utilisation d’eau de mer hypertonique devrait être recommandée pour les soins postopératoires précoces des patients ayant subi une rhinosinusite chronique induite par l’aspirine.

Casale M. et al. ont évalué l’efficacité des irrigations nasales salines dans la rhinosinusite chronique. Ils ont conclu que les solutions hypertoniques contenant des minéraux naturels et des oligo-éléments, telles qu’on les trouve dans l’eau de mer et dans certaines eaux thermales, apportent un bénéfice clinique plus important que les solutions isotoniques, tant au niveau du score endoscopique que de la clairance mucociliaire.

Parmi les avantages de l’eau de mer, on peut citer ceux qu’elle offre dans le traitement de la rhinite et de la rhinosinusite. Dans ces conditions, elle améliore la clairance mucociliaire, l’élimination des substances allergènes et réduit la concentration des médiateurs inflammatoires par dilution. En bref, les symptômes sont améliorés par les irrigations nasales à l’eau de mer.

Comment prévenir la rhinite vasomotrice ?

La prévention de la rhinite vasomotrice est compliquée car nous n’en connaissons pas la cause ; cependant, nous pouvons éviter l’exposition à des déclencheurs possibles, en utilisant des parfums doux, en évitant l’exposition à la fumée de tabac, en utilisant des déodorants à bille, en évitant les fixatifs ou les déodorants en aérosol ou les environnements secs, entre autres.

    La prévention de la rhinite vasomotrice est difficile, car les causes de ses symptômes ne sont pas connues. Voici les mesures qui peuvent être prises :

    • ❌ Éviter l’exposition aux facteurs déclenchants.
    • ❌ Éviter l’exposition à la fumée de tabac.
    • ❌ Ne pas utiliser de déodorants en aérosol et autres sprays cosmétiques.
    • ❌ Éviter les parfums ou utiliser des parfums très doux, sans alcool et contenant des ingrédients naturels.
    • ❌ Éviter les environnements trop secs.

    ✅ Recommandation clé : les agents responsables de la rhinite vasomotrice n’étant pas faciles à identifier, le plus important pour la prévention est de maintenir une bonne hygiène nasale.

    Pour une bonne hygiène nasale, il est préférable d’effectuer des lavages nasaux à l’eau de mer plusieurs fois par jour. L’objectif est de réduire le contact des irritants avec la muqueuse, et donc de réduire les réactions vasomotrices.

    Comment diagnostiquer la rhinite vasomotrice ?

    1. Recueillir les données cliniques du patient et les déclencheurs possibles des symptômes. Cela permettra de s’orienter vers une cause éventuelle.
    2. Réaliser une étude allergologique (tests cutanés et dosage des IgE contre les différents allergènes de l’environnement : champignons, acariens, pollens…). S’il s’agit d’une rhinite vasomotrice, le test allergique sera négatif.
    3. En cas de test allergique négatif, le patient consultera un ORL afin d’exclure d’autres causes de rhinite (sinusite, déviation de la cloison nasale, polypes, etc.). Des examens tels qu’une endoscopie nasale pour observer l’intérieur du nez ou un scanner des sinus peuvent être réalisés.
    4. Si ces examens ne permettent pas non plus de trouver la cause, le diagnostic de rhinite vasomotrice sera posé.

    Quel spécialiste traite la rhinite vasomotrice ?

    Le spécialiste chargé de diagnostiquer et de traiter les cas de rhinite vasomotrice est l’oto-rhino-laryngologiste (ORL).

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