Thérapies marines

Parenchyme pulmonaire : qu’est-ce que c’est, quelles sont les affections qui peuvent le toucher ?

« Parenchyme » est le terme utilisé pour définir la masse de tissu en charge d’une fonction spécifique. Dans le cas du parenchyme pulmonaire, il s’agit du tissu responsable des échanges gazeux.

Dans cet article, nous verrons ce qu’est exactement le parenchyme pulmonaire et quelles parties constituent les voies aériennes inférieures. Nous traiterons ensuite plus en détail des sacs alvéolaires et la membrane respiratoire. Enfin, nous passerons en revue les principales maladies qui affectent le parenchyme pulmonaire.

Qu’est-ce que le parenchyme pulmonaire ?

Le parenchyme pulmonaire est le lieu des échanges gazeux et se compose des éléments suivants :

  • les bronchioles respiratoires
  • les canaux alvéolaires
  • les sacs alvéolaires 
  • les alvéoles

Le terme parenchyme désigne l’ensemble des cellules qui composent les organes et les systèmes des animaux, et qui leur confèrent également leur fonction spécifique. Si l’on prend l’exemple du foie, il s’agit des hépatocytes et des autres cellules hépatiques dont la fonction est spécifique.

D’autre part, il y a le stroma, qui est le tissu de soutien. Il sert de base structurelle au bon développement des fonctions du parenchyme.

Le stroma (structure) est aussi important que le parenchyme (fonction), tous deux étant interdépendants.

L’acinus alvéolaire : l’unité fonctionnelle du poumon

L’acinus alvéolaire est l’unité fonctionnelle du poumon et sa fonction principale est d’assurer l’apport en oxygène et l’élimination du CO2. Il est composé des éléments suivants :

  • bronchioles respiratoires
  • canaux alvéolaires
  • sacs alvéolaires
  • alvéoles

Bien que le concept de parenchyme soit non spécifique et de nature plutôt macroscopique, on peut dire que le parenchyme se réfère aux voies aériennes inférieures. Il tente de définir une masse de tissu dédiée à une fonction spécifique, mais ce terme n’est pas utilisé avec une spécificité structurelle.

Composition du parenchyme pulmonaire : les voies aériennes inférieures

Bronchioles respiratoires

Les bronchioles respiratoires correspondent approximativement à la 16e génération dans la division de l’arbre bronchique. Elles contiennent quelques alvéoles éparses dans leurs parois, en très faible proportion, mais suffisamment pour être appelées bronchioles respiratoires.

Ces alvéoles éparses sont associées à l’épithélium respiratoire propre aux bronchioles (épithélium des voies de conduction). Ces bronchioles sont dépourvues de cartilage de soutien et les fibres musculaires sont également très réduites. Elles se présentent comme des boucles en forme de réticulum entourant les bronchioles respiratoires.

Les canaux alvéolaires

Les canaux alvéolaires comptent un plus grand nombre d’alvéoles dans leur paroi, avec une réduction significative de la proportion d’épithélium respiratoire. On les trouve à partir de la 20e génération.

Les canaux alvéolaires sont les dernières bifurcations qui atteignent finalement les sacs alvéolaires. On y trouve des glandes et des fibres musculaires lisses.

Les sacs alvéolaires

Comme nous l’avons indiqué précédemment, les canaux alvéolaires communiquent grâce à l’atrium (porte d’entrée) avec les sacs alvéolaires. La majorité des échanges gazeux se produisent dans ces sacs alvéolaires. On n’y trouve ni épithélium respiratoire ni fibres musculaires.

Le poumon compte plus de 20 millions de sacs alvéolaires. Ils contiennent les alvéoles respiratoires, dont les caractéristiques histologiques sont essentielles au bon déroulement des échanges gazeux. Cette zone particulière est la membrane respiratoire.

Membrane respiratoire

La membrane respiratoire est appelée membrane alvéolo-capillaire. Elle est composée des éléments suivants :

  • La lumière alvéolaire.
  • Le surfactant pulmonaire : fonction fondamentale dans la réduction de la tension superficielle (son absence provoque la maladie des membranes hyalines), il est produit par les pneumocytes de type 2 et ses principaux composants sont des phospholipides (dipalmitoylphosphatidylcholine (DPPC), dipalmitoyl phosphatidyl lectine).
  • Les pneumocytes : il en existe deux types : les pneumocytes de type 1 tapissent la membrane et couvrent environ 90 % de la surface, soit 40 % du total des pneumocytes. Les pneumocytes de type 2 (60 %) n’ont pas cette fonction de revêtement, ce sont des cellules souches capables de se différencier en pneumocytes de type 1. Elles sont également appelées cellules claires.
  • La membrane basale des pneumocytes.
  • L’interstitium : fine couche située entre les cellules alvéolaires et les cellules endothéliales. L’interstitium contient des fibres de soutien, des fibroblastes, des macrophages (histiocytes), des mastocytes…
  • La membrane basale endothéliale.
  • L’endothélium vasculaire.
  • Le plasma sanguin.
  • La membrane plasmique des érythrocytes.

Tous ces éléments sont compris dans une épaisseur inférieure à 3 microns, ce qui nous incite à réfléchir à la fragilité de cette membrane, à la complexité de sa fonction, au grand nombre d’expositions auxquelles elle est confrontée et à la façon dont les processus inflammatoires/infectieux peuvent produire des altérations qui, si elles sont répétées dans le temps, sont le plus souvent irréversibles.

Il en va de même pour l’exposition aux produits toxiques. Si nous ne prenons pas soin de nos poumons, les différentes réponses inflammatoires/réparatrices conduiront à une détérioration de cette microarchitecture, avec pour conséquence un dysfonctionnement des échanges gazeux et toutes les conséquences que cela peut entraîner.

Maladies du parenchyme pulmonaire

Les principales maladies affectant le parenchyme pulmonaire sont les suivantes :

La pneumonie 

La pneumonie peut être bactérienne, virale, fongique ou protozoaire.

La bronchiolite

La bronchiolite est causée par des virus, en particulier l’adénovirus et le VRS.

Pneumoconioses

Les pneumoconioses sont des infections qui affectent le parenchyme pulmonaire à la suite du contact avec des substances inertes telles que l’amiante, la silice, le charbon, etc. Le principal problème de ces maladies, c’est qu’elles sont incurables. L’élimination de l’exposition est donc le seul moyen de les prévenir.

Néoplasmes

Les néoplasmes sont des carcinomes qui peuvent apparaître dans n’importe quelle cellule épithéliale et qui affectent principalement les poumons. Ils sont dus à l’exposition à une grande quantité de produits cancérigènes présents dans les environnements urbains (fumées, industries, etc.), les environnements ruraux (pesticides, fumée de combustion, etc.) et la consommation de toxines telles que le tabac, entre autres.

Maladies systémiques

De nombreuses maladies systémiques finissent par endommager nos poumons, comme les maladies rhumatismales, la vascularite auto-immune ou la septicémie.

Conclusions : le parenchyme pulmonaire

Le poumon est un organe qui devrait être soigné avec beaucoup plus d’attention qu’il ne l’est actuellement. Il est également impacté par la pollution environnementale causée par une recherche de maximisation du profit qui ne tient pas compte des effets ni sur l’écosystème, ni sur nos poumons.

Il faut se rendre compte que seulement 3 microns séparent notre sang du milieu extérieur, et que c’est à travers cette fine membrane très complexe que nous échangeons les gaz qui permettent la vie.

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