Vous souhaitez découvrir ce qu’est la kinésiologie, ses applications, et les outils qu’elle utilise pour le diagnostic ? On vous explique tout dans cet article ! Nous aborderons également la kinésiologie holistique et son approche qui considère l’individu dans sa globalité.
Qu’est-ce que la kinésiologie ?
De nos jours, la définition de la kinésiologie peut varier en fonction de l’interlocuteur.
Dans une approche alternative ou complémentaire, la kinésiologie se concentre principalement sur l’utilisation de tests musculaires pour affiner le diagnostic et établir un protocole thérapeutique. L’étude du mouvement et des chaînes musculaires y est moins souvent mise en avant.
À quoi sert la kinésiologie ?
La kinésiologie est essentiellement l’étude du mouvement, mais aujourd’hui, son champ d’application est beaucoup plus large.
Il s’agit d’une thérapie intégrative qui voit l’individu dans sa globalité. Elle évalue non seulement les mouvements, mais aussi les altérations systémiques et organiques, ainsi que les réponses réflexes qui influencent le tonus, pour évaluer l’intégrité globale du corps.
Les aspects les plus faciles à comprendre concernent les altérations biomécaniques. Lorsqu’une perturbation du mouvement est détectée, on peut tester les limites de la chaîne musculaire, repérer les déséquilibres, et ensuite appliquer des techniques de correction.
Application de la kinésiologie
La kinésiologie appliquée se concentre sur le test et l’application de mesures correctives pour rétablir l’équilibre entre les muscles et les articulations. Ces mesures peuvent inclure des thérapies physiques. L’objectif est de corriger les postures potentiellement nuisibles et de tonifier ou détendre les chaînes musculaires concernées.
Au fil des ans, cette approche intégrale a évolué, passant de Palmer à Goodheart, Thie et d’autres, ce qui a donné naissance à différentes branches de la kinésiologie.
À ses débuts, la kinésiologie appliquée se centrait principalement sur les déséquilibres musculaires, considérés comme des perturbations du système global. L’absence de problème local permettait de localiser la zone nécessitant une correction.
Certaines de ces hypothèses sont confirmées par les douleurs référées observées dans des pathologies viscérales telles que :
- les gastrites ;
- les infarctus du myocarde ;
- les pancréatites ;
- les lithiases biliaires ou rénales ;
- la sciatique ;
- les maladies psychosomatiques ;
- et bien d’autres encore.
Une kinésiologie intégrale
À mesure que notre compréhension de nous-mêmes et de notre relation avec notre environnement s’approfondit, notre sensibilité à ce qui nous entoure et notre manière de la percevoir et de réagir se développent également.
Cette sensibilité accrue permet aux praticiens utilisant des thérapies intégratives de découvrir des liens qui n’étaient pas perceptibles auparavant. Cela donne lieu à de nouvelles interprétations et compréhensions des réponses organiques.
C’est cette subtilité qui est révélée par les systèmes de tests kinésiologiques basés sur le réflexe musculaire des bras.
Qu’est-ce qu’un test kinésiologique ?
Ce test musculaire repose sur la réponse du corps aux questions posées par le professionnel dans le cadre d’un diagnostic. L’objectif est d’identifier l’origine d’une pathologie ou d’un déséquilibre.
Lors d’un test musculaire en kinésiologie, les bras du patient peuvent changer de longueur en fonction de la réponse, qu’elle soit positive ou négative. Cela permet de rechercher les causes qui pourraient être à l’origine de la disharmornie ou de la pathologie.
Bien que de nombreuses applications de la kinésiologie soient peu remises en question, malgré le manque de recherches supplémentaires pour en confirmer l’efficacité, les avancées récentes dans ce domaine sont souvent accueillies avec plus de scepticisme.
Il est difficile de comprendre comment les tests kinésiologiques peuvent détecter avec précision les processus internes qui nous affectent et perturbent notre homéostasie, entraînant ainsi un raccourcissement du bras, des chaînes musculaires inférieures, ou une perte de force musculaire pendant le test.
Les kinésiologues sont convaincus de l’interconnexion du corps et du fait qu’il réagit de manière globale à toute perturbation.
Il est bien connu que nos organes et systèmes sont étroitement liés par le tissu conjonctif, ce qui les rend sensibles aux inflammations, infections et déséquilibres. Cela peut empêcher les fascias de bouger librement, ce qui affecte les chaînes musculaires ainsi que les faisceaux vasculonerveux.
Ces changements sont détectés par les tests kinésiologiques, qui, associés à une bonne anamnèse et à un examen physique, peuvent fournir des indications diagnostiques précieuses.
Comment interpréter un test kinésiologique ?
Ces réponses sont théoriquement comparables à celles des détecteurs de mensonges, comme le polygraphe. Lorsqu’on dit la vérité, ou lorsque le test kinésiologique indique que le facteur testé est négatif, il n’y a aucune réaction. En revanche, lorsqu’un mensonge est détecté, ou que le facteur testé est positif en kinésiologie, le polygraphe montre une augmentation du signal, tandis que le test kinésiologique entraîne une réponse tonique accrue avec un raccourcissement du muscle.
Il est également important de noter que la kinésiologie dépend fortement de l’opérateur, ce qui rend difficile sa standardisation pour une utilisation routinière et reproductible dans les centres de soins.
Qu’est-ce que la kinésiologie holistique ?
La kinésiologie holistique est une approche récente de la kinésiologie qui considère l’individu dans sa globalité, en mettant l’accent sur l’harmonisation du corps plutôt que simplement sur l’élimination des symptômes.
Elle accorde une attention particulière aux maladies psychosomatiques, qui résultent de l’accumulation de petits déséquilibres qui, avec le temps, finissent par se manifester sous forme de maladies plus graves.
La kinésiologie holistique s’inscrit dans une démarche de médecine intégrative. Elle utilise des tests simples tout en intégrant les méthodes conventionnelles, non pas pour les rejeter, mais pour les compléter, afin d’aider le patient à atteindre son meilleur état de santé possible.
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