Il est fréquent d’observer un taux d’hématocrite bas pendant la grossesse, notamment au cours du troisième trimestre, où cela concerne jusqu’à un tiers des femmes enceintes. Bien que cela ne soit généralement pas alarmant, il est essentiel de veiller à ce que cette baisse reste modérée et d’en comprendre les causes.
Dans cet article, nous expliquons ce que signifie un taux d’hématocrite faible chez la femme enceinte, les valeurs considérées comme normales, à partir de quand on parle d’anémie, ainsi que les recommandations efficaces pour améliorer ce paramètre durant la grossesse.
Qu’est-ce que l’hématocrite ?
L’hématocrite correspond au pourcentage de globules rouges (érythrocytes) par rapport au volume total du sang. Un taux faible peut refléter certaines affections, telles que l’anémie.
Valeurs de référence de l’hématocrite (pouvant varier selon les laboratoires) :
- Femmes : 42 à 47 %
- Hommes : 45 à 50 %
Ces valeurs doivent être interprétées avec prudence : une variation légère n’indique pas nécessairement une anémie, mais plutôt une baisse du rapport entre les globules rouges et le plasma sanguin.
Quel est le taux normal d’hématocrite pendant la grossesse ?
Pendant la grossesse, des valeurs comprises entre 36 et 46 % sont considérées comme normales.
Quelles sont les conséquences d’un hématocrite bas durant la grossesse ?
La grossesse entraîne une augmentation du volume sanguin ainsi que des échanges de liquides, liés à la croissance du fœtus. Cela provoque une dilution du sang, souvent responsable d’une diminution du taux d’hématocrite.
En réalité, le nombre total de globules rouges augmente chez la femme enceinte (environ +20 %), mais le volume sanguin total croît encore davantage (entre 1 et 1,5 L). Cette expansion entraîne une dilution qui fait baisser l’hématocrite d’environ 5 %. Il en résulte également une baisse de l’hémoglobine, en lien direct avec la densité des globules rouges par unité de volume.
Ces modifications sont considérées comme normales et ne relèvent pas d’une anémie pathologique. On parle alors d’anémie physiologique ou de pseudo-anémie de grossesse, à condition que l’hémoglobine reste au-dessus de 11 g/dL et l’hématocrite au-dessus de 33 %.
Quand parle-t-on réellement d’anémie pendant la grossesse ?
Selon l’OMS, et conformément au consensus de la communauté médicale, on parle d’anémie lorsque le taux d’hémoglobine est inférieur à 11 g/dl et que l’hématocrite est inférieur à 33 %.
Cependant, durant la grossesse, des valeurs supérieures à 10,5 g/dL d’hémoglobine et à 32 % d’hématocrite sont parfois acceptées comme normales. Selon ces critères, environ 42 % des femmes enceintes seraient concernées par l’anémie.
Les besoins en nutriments, notamment en fer, en folates et en vitamine B12, augmentent pendant cette période. Il est donc important de surveiller ces paramètres et de prescrire des compléments si nécessaire.

Comment augmenter l’hématocrite pendant la grossesse ?
L’alimentation et les associations alimentaires jouent un rôle clé pour maintenir ou rétablir un taux d’hématocrite adéquat. Un régime végétalien, déséquilibré ou très raffiné peut favoriser une diminution de l’hématocrite.
Le rôle du professionnel de santé consistera à corriger les déficits en nutriments et à optimiser leur assimilation.
Mesures recommandées pour améliorer l’hématocrite bas :
- Supplémentation en fer (formules multiples). Il est recommandé de choisir un supplément de fer biodisponible et associé à de la glycine pour une meilleure absorption et un confort digestif optimal.
- Maintenir une alimentation riche en fer (foie, poulet élevé en plein air ou biologique, lentilles et haricots, tofu, fruits secs, graines, œufs biologiques, épinards, algues, asperges, persil, chou kale), en vitamine C (aide à l’absorption du fer), en vitamines du groupe B et en oligo-éléments.
- Eau de mer Quinton (ampoules) : en règle générale, il est recommandé de prendre des ampoules d’eau de mer isotonique pendant toute la grossesse, mais il est également possible de prendre de l’eau de mer hypertonique au cours du troisième trimestre, selon les cas. L’eau de mer contribue à la reminéralisation, favorise l’équilibre cellulaire et électrolytique et l’homéostasie interne.
Quels sont les besoins en fer pendant la grossesse ?
- Femme enceinte : 27 mg par jour (en raison de ses besoins accrus).
- Femme allaitante : 9 mg par jour (en raison de l’absence de règles pendant les 6 premiers mois suivant l’accouchement et du fait que le fer accumulé pendant la formation prénatale des globules rouges maternels peut être recyclé et utilisé par la mère après l’accouchement).
Eau de mer et anémie
La thérapie marine, ou utilisation thérapeutique de l’eau de mer, constitue un soutien précieux pour restaurer les niveaux de fer, y compris dans le cas de régimes carencés ou de traitements médicamenteux induisant une baisse du taux de fer.
📚 L’étude menée par Di Bernardo, María et al. (2014) met en évidence l’efficacité de l’eau de mer comme complément dans les cas d’anémie. Cette étude expérimentale, menée sur des souris NMRI, a utilisé de l’eau de mer microfiltrée à froid dans des contextes d’anémie induite par des régimes pauvres ou par certains médicaments. Après analyse des organes (rate, foie, reins), les résultats ont montré des différences hématologiques significatives entre les groupes traités et non traités.
Des différences statistiquement significatives ont été observées entre le groupe ayant reçu de l’eau de mer et celui n’en ayant pas reçu au niveau des paramètres hématologiques. L’utilisation d’eau de mer isotonique chez des souris de laboratoire souffrant d’anémie causée par des régimes pauvres en vitamines, minéraux et protéines, ainsi que par des médicaments, s’est avérée utile et efficace.
L’eau de mer, considérée comme un « milieu vital » selon René Quinton, constitue une base minérale complète qui redonne de l’énergie aux cellules et leur apporte les micro-éléments nécessaires à leur bon fonctionnement.
Cette étude, ainsi que celles menées par René Quinton sur des animaux de laboratoire, permettent de conclure que la thérapie marine et l’utilisation de l’eau de mer en pratique clinique ont une capacité intrinsèque à réguler les fonctions cellulaires, facilitant ainsi leur équilibre et l’homéostasie du système.
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