Thérapies marines

Déshydratation hypertonique : comprendre l’hypernatrémie

La déshydratation hypertonique se caractérise par des pertes d’eau supérieures aux pertes de sodium, entraînant une élévation simultanée de l’osmolarité et du taux de sodium sériques. Cette perte excessive d’eau pure peut survenir via la peau, les poumons ou les reins.

Cet article explore les causes et les symptômes de la déshydratation hypertonique. Il examine également le rôle de la thérapie marine, ou utilisation de l’eau de mer, notamment dans la prévention des déséquilibres hydriques et électrolytiques.

Qu’est-ce que la déshydratation hypertonique ou l’hypernatrémie ?

La déshydratation hypertonique, également appelée hypernatrémie, est un déséquilibre entre l’eau et le sodium dans l’organisme, caractérisé par des taux de sodium relativement élevés (supérieurs à 150 mEq/L) et un déficit hydrique avec une osmolarité plasmatique supérieure à 295 mOsm.

Lorsque l’eau est excrétée de l’organisme, les concentrations d’électrolytes dans le sang augmentent. La déshydratation hypertonique se produit lorsqu’un individu excrète trop d’eau sans excréter également d’électrolytes, laissant le liquide entourant les cellules (le liquide extracellulaire) avec une concentration élevée de sodium. Une forte concentration de sodium à l’extérieur d’une cellule attire l’eau hors de la cellule, dans le sodium. Au fur et à mesure que l’eau quitte la cellule, celle-ci se rétrécit.

La déshydratation peut être : légère (<5 %), modérée (5-10 %) et sévère (>10 %).

Différence entre déshydratation hypertonique et déshydratation hypotonique

Il existe trois principaux types de déshydratation :

  • Déshydratation hypotonique : diminution de la concentration d’électrolytes dans le liquide extracellulaire. Les cellules se développent à mesure que l’eau du liquide extracellulaire est déplacée par l’augmentation de la concentration de sodium à l’intérieur des cellules.
  • Déshydratation hypertonique : perte d’eau principalement.
  • Déshydratation isotonique : perte d’eau et d’électrolytes à parts égales, mais perte globale de liquides corporels. Il s’agit du type de déshydratation le plus courant chez l’homme.

Équilibre eau-électrolytes : l’importance du maintien de l’équilibre

L’équilibre eau-électrolytes est régulé par l’eau corporelle totale et l’osmolarité. Toute modification de l’une ou l’autre de ces variables entraîne une perturbation et un déséquilibre.

L’équilibre de l’eau organique, distribuée dans les différents espaces du corps par les aquaporines (protéines membranaires), est déterminé par la concentration des solutés présents dans les différents compartiments. Ce sont ces solutés qui attirent l’eau, donnant à la cellule un tonus (turgescence).

Ce tonus est appelé tonicité, ce qui équivaut à l’osmolarité. L’osmolarité d’un organisme en équilibre est de 280-295 mOsm pour un volume donné.

Types d’altérations de l’équilibre hydro-électrolytique

Les modifications de l’équilibre hydro-électrolytique peuvent affecter à la fois le volume et la concentration des liquides corporels :

  • Changements de volume : hypervolémie ou hypovolémie.
  • Modifications de la concentration : hypotonique, isotonique ou hypertonique.

Utilisation de l’eau de mer pour le maintien de l’équilibre minéral

Grâce à l’utilisation de l’eau de mer ou de la thérapie marine, de bons résultats ont été obtenus dans le maintien de l’équilibre minéral, ce qui, en combinaison avec une bonne hydratation, peut permettre le maintien de l’eau.

Lors d’un test de stress, il a été observé qu’avec l’utilisation de l’eau de mer, les niveaux de bicarbonate, d’anion GAP et l’augmentation paradoxale du pH étaient stables. L’eau de mer possède ainsi un effet tampon contre l’acidose métabolique, ce qui est crucial pour maintenir l’équilibre de l’environnement cellulaire et la vitalité des tissus.

La reconstitution du totum minéral, en plus des principaux électrolytes, va au-delà des simples apports de sels minéraux. Grâce à l’utilisation de la méthode de filtration à froid de René Quinton et au mode d’obtention de l’eau de mer, le potentiel électrochimique est excellent, apportant des composés organiques ayant un pouvoir biologique, en plus des oligo-éléments.

Les caractéristiques particulières de l’eau de mer augmentent la biodisponibilité des nutriments qu’elle contient, en raison de sa haute capacité d’absorption. Ces qualités sont attribuées à l’eau provenant des tourbillons de phytoplancton et, en interaction avec le zooplancton, créent une eau possédant un pouvoir biologique élevé.

Causes de la déshydratation hypertonique : quelle est son étiologie ?

L’étiologie la plus fréquente de la déshydratation hypertonique inclut les facteurs suivants :

  • Diarrhée aqueuse
  • États septiques graves, fièvres élevées
  • Accélération de la respiration
  • Diabète insipide
  • Insuffisance de l’apport en eau
  • Exercice intense et prolongé

Symptômes de la déshydratation hypertonique

Les symptômes de la déshydratation hypertonique sont les suivants :

Symptômes les plus courants– Fatigue- Urines foncées- Peau ou lèvres sèches- Miction moins fréquente
Symptômes dans les cas plus graves– Pression artérielle très basse- Crampes musculaires- Maux de tête et vertiges
Symptômes rares– Crises d’épilepsie- Choc hypovolémique- Perte de conscience

Comment diagnostiquer une déshydratation hypertonique ?

Le diagnostic de la déshydratation hypertonique commence par la prise en compte des antécédents médicaux du patient et de son traitement médicamenteux. Il est également important d’explorer les circonstances qui pourraient avoir conduit à la déshydratation, telles qu’un exercice physique récent ou une exposition à la chaleur. Un examen physique, ainsi qu’une évaluation des signes vitaux, doivent être réalisés.

Évaluations diagnostiques pour diagnostiquer une déshydratation hypertonique :

  • Analyse d’urine : mesure de l’osmolarité de l’urine.
  • Test d’osmolarité sanguine : mesure la concentration d’électrolytes qui peuvent indiquer si des liquides ont été perdus. Les tests suggérant une déshydratation hypertonique montrent une élévation de l’azote uréique sanguin, du glucose et du sodium, ainsi qu’une diminution du calcium et du potassium.

Comment traiter la déshydratation hypertonique ?

Le traitement de la déshydratation hypertonique est axé sur le remplacement des liquides afin de ramener le patient à un état d’euvolémie, c’est-à-dire à un équilibre hydrique et électrolytique sain.

Déshydratation légère à modérée : elle peut généralement être traitée par une thérapie de réhydratation orale, à condition que le patient tolère la prise de liquides. Si la personne consomme trop d’eau non salée, elle risque de développer un œdème cérébral, c’est-à-dire un gonflement du cerveau qui entraîne l’éclatement des cellules cérébrales.

Déshydratation sévère : les personnes déshydratées depuis moins de 24 heures peuvent bénéficier d’une correction rapide de leur taux d’électrolytes, nécessitant l’administration de fluides par voie intraveineuse. Pour les personnes déshydratées depuis plus de 24 heures, la réhydratation par voie intraveineuse doit être plus lente. Si les fluides IV sont introduits trop rapidement, les cellules peuvent surcorriger en absorbant trop d’eau, ce qui risque de provoquer un œdème cérébral.

Outre la correction de la perte de liquide, il est très important de traiter la maladie sous-jacente à l’origine de la déshydratation.

Combien de temps faut-il pour se réhydrater après une déshydratation hypertonique ?

La durée du traitement dépend de la gravité de la déshydratation. Elle dépend également de la durée de la déshydratation, de la cause sous-jacente de la déshydratation et des symptômes ressentis.

Comment prévenir la déshydratation hypertonique ?

Le tableau clinique de la déshydratation hypertonique comprend, entre autres, la soif, la perte de turgescence, l’oligurie, la somnolence, la stupeur et l’irritabilité. La déshydratation hypertonique est généralement légère à modérée et peut être résolue par un traitement ambulatoire.

Il est important de garder à l’esprit que lorsque les mécanismes de la soif sont activés, le corps est déjà déshydraté à un degré qui peut être supérieur à 5 %. Par conséquent, la meilleure façon d’éviter la déshydratation est la prévention. Il est recommandé de boire 200 ml d’eau toutes les 20-25 minutes, surtout en période estivale (car les pertes d’eau et, dans une moindre mesure mais essentielle, les pertes de minéraux sont considérablement accrues par les mécanismes de thermorégulation tels que la transpiration).

Les états de déshydratation s’accompagnent toujours de pertes minérales. Bien que la perte d’eau soit prédominante en cas de déshydratation hypertonique, il est essentiel de reconstituer les sels perdus, car ils jouent un rôle crucial dans le contrôle du volume sanguin, la conduction nerveuse, ainsi que la fonction cardiaque et neurologique.

Il est conseillé d’élaborer une stratégie pour maintenir l’équilibre hydrominéral. Des études ont maintenant montré que la sensibilisation à la prévention de la déshydratation hypertonique est le meilleur moyen de l’éviter ou de ne pas dépasser un état léger.

Ces stratégies sont la surcharge en eau avant une activité intense, quelle qu’elle soit, la boisson pendant l’activité et la surcharge après l’activité.

Laisser un commentaire

No se atenderán consultas médicas *

Pas encore de commentaire

Pas encore de commentaire pour cet article